Alimentation - Jeunes

Problématique

Au cours de l’enfance et de l’adolescence, les jeunes adoptent des habitudes de vie déterminantes pour leur développement et leur santé. Ces habitudes sont influencées par les environnements dans lesquels ils évoluent. Par exemple, pensons à la qualité des milieux de vie que sont la famille, l’école et le quartier, ainsi qu’à la qualité, la disponibilité et l’accessibilité des services et des produits de consommation favorables à la santé1.

Pour ce qui est de l’alimentation, de saines habitudes alimentaires influencent de manière positive non seulement la croissance des jeunes et leur sentiment de bien-être, mais également leur capacité d’apprentissage2. Or, de façon générale, les habitudes alimentaires des jeunes québécois de 6 à 16 ans sont préoccupantes. En effet, seulement 6 % à 11 % d’entre eux consomment les quantités minimales requises pour chacun des quatre groupes du Guide alimentaire canadien3.

À Montréal, le portrait n’est guère plus réjouissant. Selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2007-2008), environ 40 % des jeunes montréalais de 12 à 17 ans consommaient moins de 5 portions de fruits et légumes par jour4. De plus, en se référant à l’Enquête sur le bien-être des jeunes montréalais (2003)4, les données suivantes émergent:

  • plus de 70 % des jeunes du secondaire (I, III et V) consommaient des aliments de type restauration rapide au moins une fois semaine;
  • plus de 40 % des jeunes du secondaire I et plus de 30 % en secondaire V consommaient des boissons gazeuses et des croustilles au moins une fois par jour.

Une alimentation inadéquate ainsi que la sédentarité sont des déterminants majeurs de la présence d’embonpoint et d’obésité chez les jeunes. Entre 1978 et 2004, la proportion d’enfants et d’adolescents québécois de 2 à 17 ans ayant un surplus de poids aurait augmentée de 55 %5. À Montréal, ce sont 18 % des 12 à 17 ans qui présentent un excès de poids (obésité ou embonpoint)4.

Considérant les conséquences d’un surplus de poids sur la qualité de vie et la santé des jeunes, la Direction de santé publique du CIUSSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal priorise la prévention de l’obésité et de l’embonpoint par l’amélioration des environnements pour permettrent aux jeunes montréalais de 5 à 17 ans de manger mieux et de bouger plus. En matière de saine alimentation, les actions privilégiées visent à:

  • augmenter la consommation quotidienne de légumes et de fruits;
  • réduire la consommation régulière d’aliments de faible valeur nutritive et de haute densité énergétique (boissons sucrées et aliments de type restauration rapide).


1 Gouvernement du Québec (2006). Évaluation d’impact sur la santé lors de l’élaboration des projets de loi et règlement au Québec. 8 pages.
2 MELS (2007). Pour un virage santé à l’école – Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif. 44 pages.
3 Lavallée, C. (2004). Enquête sociale et de santé auprès des enfants et adolescents québécois, Volet nutrition, Québec, Institut de la statistique du Québec, 166 pages.
4 Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (2010). Les jeunes de 5 à 17 ans à Montréal – portrait sommaire. 5 pages.
5 Lamontagne, P. et Hamel, D. (2009). Le poids corporel chez les enfants et adolescents du Québec : de 1978 à 2005. Québec : Gouvernement du Québec, Institut national de santé publique du Québec. 55 pages.