
La syphilis est une infection transmissible sexuellement causée par la bactérie Treponema pallidum. Les principaux symptômes sont le chancre, sorte d’ulcère indolore et, quelques semaines plus tard, une éruption cutanée parfois discrète. L’infection non traitée comporte différentes étapes évolutives. La syphilis infectieuse fait référence aux étapes primaire, secondaire et latente précoce de la maladie et c’est durant ces étapes (généralement d’une durée d’un an) que l’infection est contagieuse. La syphilis est facilement traitable par l’administration d’un antibiotique. Lorsqu’elle n’est pas traitée, la syphilis peut causer des complications cardiaques et neurologiques sévères. La syphilis peut causer des malformations importantes chez les nouveau-nés. Il est à noter que les lésions causées par cette infection peuvent augmenter les risques de contracter ou de transmettre le VIH et d’autres ITS.
Le taux d’incidence de la syphilis chez les hommes a augmenté de manière marquée de 2003 à 2006, tant pour le territoire du CSSS Jeanne-Mance que pour l’ensemble de l’île. Le taux pour 2009 pour ce territoire de CSSS (146 par 100 000) est plus bas que celui de l’année précédente (170 par 100 000), mais plus élevé que celui de 2006 (140 par 100 000).
> Quelques caractéristiques des cas déclarés – données des enquêtes MADO
D’après les données disponibles pour 1304 (91,0%) des cas de syphilis de Montréal déclarés de 2000 à 2009, les HARSAH représentent la grande majorité des cas (1224/1304).
Parmi les HARSAH :
Parmi les personnes ayant eu des relations exclusivement hétérosexuelles (n = 80) :
> La syphilis chez les HARSAH – données d’ARGUS
D’après les données montréalaises de l’enquête ARGUS 2008 :
Près d’un HARSAH sur 10 a déjà contracté une syphilis ou était infecté lors du
prélèvement.
> La syphilis dans les communautés ethnoculturelles – données d’une étude
Les Québécois d’origine haïtienne
Dans l’étude auprès des Québécois d’origine haïtienne réalisée en 2007-2008 :