
Les infections à Shigella sont relativement fréquentes dans notre population. Elles occupent d’ailleurs le cinquième rang en terme d’incidence parmi l’ensemble des maladies entériques à déclaration obligatoire. Son incidence se situe généralement dans la fourchette de 5 à 10 cas par 100 000 personnes par année. Par contre, la maladie est beaucoup plus fréquente dans certains groupes de la population. Par exemple, au cours des dernières années, la transmission sexuelle de la shigellose chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) a été responsable de plusieurs éclosions. Ces éclosions ont nécessité la mise en place d’activités préventives ciblées.
La résistance multiple aux antibiotiques est observée de plus en plus fréquemment parmi les souches « importées » par les voyageurs internationaux et parmi les souches « indigènes » retrouvées dans certaines communautés ou dans certaines populations adultes. Cette résistance complique le traitement et le suivi des cas.