
La maladie de Lyme est à déclaration obligatoire (MADO) au Québec depuis le 19 novembre 2003. Cette maladie constitue une problématique émergente depuis le début des années 2000 et en nette progression au Québec depuis 2011. De 2011 à 2013, le nombre de cas annuels est passé de 32 à 141 et la proportion de cas acquis au Québec, de 16 % à 50 %. Le nombre de cas déclarés variait de 2 à 14 entre 2004 et 2010, et les cas étaient le plus souvent acquis à l'extérieur de la province.
La grande majorité (84 %) des cas acquis au Québec en 2013 auraient contracté la maladie lors d’activités extérieures pratiquées en Montérégie. D’autres régions, notamment l’Estrie et Lanaudière enregistrent quelques cas.
La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi qui se transmet par la piqûre d’une tique infectée. Dans l’est du Canada et des États-Unis, plusieurs espèces de tiques existent. Toutefois, la seule espèce pouvant transmettre la maladie de Lyme est la tique Ixodes scapularis, aussi appelée la « tique du chevreuil » ou « tique à pattes noires ». La tique se trouve dans les forêts, les boisés et les herbes hautes.
Trois stades cliniques plus ou moins juxtaposés ou entrecoupés de périodes de latence font généralement partie de l’histoire naturelle de la maladie de Lyme. L’évolution clinique est variable d’un individu à l’autre. Les manifestations peuvent être cutanées, musculo-squelettiques, neurologiques, cardiaques ou oculaires.
La maladie de Lyme se soigne à l’aide d’antibiotiques. Le traitement est indiqué dès que la personne exposée présente des symptômes. La nature et la durée du traitement dépendent du stade de l’infection et des atteintes cliniques.
La présence de populations de tiques Ixodes scapularis établies et infectées par B. burdorferi a été confirmée par la surveillance active (recherche active de tiques dans certains environnements) dans une grande partie de la Montérégie, le sud-ouest de la région de la Mauricie-et-Centre-du-Québec et le nord de l’Estrie. Par ailleurs, les données de surveillance passive (analyse des tiques prélevées sur des humains et des animaux) laissent croire que les tiques sont présentes dans plusieurs autres régions au Québec. Les tiques adventices, c’est à dire celles transportées par les oiseaux, peuvent se retrouver dans n’importe quelle région.
L’analyse de la tique sert à des fins de surveillance uniquement et non à des fins de diagnostic et de traitement.
Au Québec, la prévalence de la bactérie chez les populations de tiques établies est inférieure à 20 %, un traitement préventif n’est pas indiqué pour les personnes chez qui la présence d’une tique a été détectée. Par contre, la personne doit être informée de surveiller l’apparition de symptômes et de consulter son médecin le cas échéant.
Aux États-Unis, la maladie de Lyme est à déclaration obligatoire depuis 1990. L’incidence rapportée est en augmentation depuis son émergence à la fin des années 1970, de 10 000 cas en 1992 à plus de 30 000 cas déclarés en 2012. Treize états du nord-est, mid-Atlantique et du centre-nord des États-Unis comptent près de 95 % de tous les cas rapportés.
Source :
Pour l'information à la population voir maladie de Lyme
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