
L’hépatite B est infection qui fait encore des ravages importants dans certains pays. Au Canada et au Québec, heureusement, son incidence diminue continuellement depuis le début des années 1990. Cette constante diminution est secondaire à plusieurs facteurs, mais l’accès accru à la vaccination gratuite incluant depuis 1995, un programme de vaccination en milieu scolaire offert à tous les enfants de 4e année y ont sûrement grandement contribué. A Montréal, il y a encore plus de 500 nouveaux cas d’infection par le virus de l’hépatite B déclarés à chaque année. De ce nombre, en 2009, seulement 10 cas étaient des cas d’infection aigue ayant potentiellement été acquises au Québec,, correspondant à un taux de 0,5 cas d’infection aigue par 100 000 personnes-années. Les autres cas rapportés sont des infections chroniques acquises à l’étranger dans la majorité des cas.
L’infection aigue est rarement létale (moins de 1% des cas). Une infection chronique, cependant, peut entraîner des séquelles à long terme, telles l’hépatite chronique active, la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire.
Certains groupes de personnes sont particulièrement à risque d’acquérir l’hépatite B. Citons, les personnes qui vivent ou ont des contacts sexuels avec des personnes infectées (dont les nouveau-nés de mères infectées) et des personnes qui ont des comportements les mettant à risque d’infection (Utilisateurs de drogues injectables ou par inhalation, hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, etc).