Chlamydiose

Problématique

Souvent asymptomatique, cette infection transmissible sexuellement est causée par la bactérie Chlamydia trachomatis. Elle est la principale cause d’atteinte inflammatoire pelvienne (AIP), condition pouvant entraîner des complications comme l’infertilité, une grossesse ectopique ou des douleurs pelviennes chroniques. L’infection à Chlamydia trachomatis est transmissible au nouveau-né qui peut développer une conjonctivite ou une pneumopathie inflammatoire. Lorsqu’elle n’est pas traitée, la personne infectée peut être contagieuse pendant plusieurs mois. La chlamydiose se traite facilement par l’administration d’antibiotique, souvent en une seule dose.

Pour l’ensemble de Montréal, le taux total d’incidence a augmenté régulièrement de 1996 à 2009. Pour chaque année, le taux chez les femmes est supérieur à celui chez les hommes.

 

> La chlamydiose chez les HARSAH – données d’ARGUS

D’après les données montréalaises de l’enquête ARGUS 2008 :

  • 3,8% des HARSAH ont reçu un diagnostic de chlamydiose par un médecin ou une infirmière au cours des 12 derniers mois.

Un haut taux de chlamydiose est observé chez les HARSAH.

> La chlamydiose chez les jeunes en difficulté – données d’une étude

Jeunes en centre jeunesse
D’après les données de l’étude réalisée en 2008-2009 dans six centres jeunesse du Québec :

  • 6,8% des jeunes hébergés dans un centre jeunesse ont déjà été informés par un médecin ou une infirmière qu’ils avaient une chlamydiose;
  • Parmi les jeunes de 14 à 17 ans en centre jeunesse, les proportions suivantes ont eu au moins un test de détection de l’infection génitale à Chlamydia trachomatis dans leur vie : 61,1% des filles; 28,9% des garçons.

Un haut taux de chlamydiose est observé chez les jeunes qui séjournent dans un centre jeunesse. Le dépistage est moins fréquent chez les garçons que chez les filles.