Chauffage au bois

Problématique

Sur l’île de Montréal, environ 85 000 ménages possédent un foyer ou un poêle à bois. Durant la saison froide, lorsque les gens utilisent ces appareils, des particules fines invisibles sont émises dans l'environnement, ce qui affecte la qualité de l'air.

Au cours des cinq dernières années, les polluants émis par le chauffage résidentiel au bois ont contribué au smog hivernal durant un total de 87 jours.

Un feu de foyer, en apparence paisible, romantique et inoffensif, dégage une fumée composée de plus d’une centaine de substances toxiques différentes :

  • particules fines (PM2.5);
  • monoxyde de carbone (CO);
  • composés organiques volatils (COV);
  • hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP);
  • oxydes d’azote (NOx);
  • de nombreux produits irritants.

En 2013, l'Organisation mondiale de la Santé a classé les PM2.5 parmi les cancérigènes. Par ailleurs, les particules fines peuvent pénétrer profondément dans les poumons et affecter la santé.

La fumée dégagée par le bois qui brûle contribue à la pollution atmosphérique qui cause plus de 1500 décès prématurés chaque année à Montréal.

Les enfants sont plus vulnérables aux effets néfastes des particules fines car leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement. De plus, leur rythme respiratoire est plus élevé que celui des adultes, ils respirent donc plus d'air par kg de poids corporel, ce qui veut dire qu'ils respirent plus de particules fines par kg de poids corporel qu'un adulte lorsque l'air est pollué.

Les personnes âgées sont également plus vulnérables aux effets néfastes des particules fines, car elles souffrent plus souvent de maladies chroniques (respiratoire, cardiaques, etc.) et les particules qu'elles respirent peuvent aggraver les symptômes de ces maladies.

Pour réduire la pollution atmosphérique causée par le chauffage au bois, la Ville de Montréal étudie actuellement un projet de règlement sur le chauffage au bois qui complètera la réglementation adoptée en 2009   visant à interdire l'installation de nouveaux appareils de chauffage au bois  sur son territoire, à l'exception de certains types d'appareils moins polluants.


Dernière mise à jour : 20 novembre 2014

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